Cancer du sein

Cancer du sein et antioxydants. De nombreuses patientes atteintes d’un cancer du sein prennent de hautes doses d’antioxydants malgré les possibles conséquences.

Une étude a trouvé que de nombreuses femmes ayant un cancer du sein prennent des suppléments d’antioxydants tout en suivant leur traitement contre le cancer, bien que les conséquences d’un tel acte restent inconnues. Publiée dans la revue CANCER [1], revue scientifique à comité de lecture de l’American Cancer Society, l’étude indique qu’il faudrait davantage de recherches afin de déterminer les effets d’une supplémentation en antioxydants sur la santé et le taux de survie de patientes touchées par un cancer du sein.

Les suppléments d’antioxydants comprennent de la vitamine C, de la vitamine E, du bêta-carotène et du sélénium. Ils se trouvent dans des suppléments individuels tout autant que dans les complexes multivitaminés. De nombreuses patientes ayant un cancer du sein croient que les suppléments d’antioxydants les protègeront des effets secondaires des traitements contre le cancer, les aidera à empêcher toute récurrence du cancer et améliorera leur santé en général.

Pourtant, les effets réels de la prise d’antioxydants pendant un traitement contre le cancer sont très mal connus, et les résultats sont à ce jour contradictoires. Certains médecins croient que les antioxydants pourraient en fait interférer avec les radiothérapies et certains types de chimiothérapies qui attaquent souvent les cellules tumorales en générant des espèces réactives à l’oxygène, molécules très petites qui jouent un rôle dans le développement cellulaire.

Les chercheurs, sous la houlette de Heather Greenlee, Professeur Assistant d’Epidémiologie et d’Oncologie Médicale de l’Université Mailman de New-York, ont étudié la prévalence de l’utilisation d’antioxydants chez les femmes atteintes de cancer du sein qui ont participé à l’étude de cohorte Long Island Breast Cancer Study Project (LIBCSP).

L’étude en question incluait plus de 1500 patientes, elle avait pour but d’étudier si les risques de cancer du sein étaient associés à une exposition environnementale particulière chez les femmes de l’État de New-York. L’étude du Dr Greenlee reposait sur 764 patientes qui ont répondu à un questionnaire et donné des informations sur leur utilisation de suppléments d’antioxydants.

Parmi les 764 patientes étudiées, 663 femmes (86,6%) ont rapporté recevoir une chimiothérapie, des rayonnements ou une thérapie hormonale pour leur cancer du sein. Sur ces 663 femmes, 6 sur 10 (60,5%) ont rapporté utiliser des antioxydants durant leur traitement, qui comprennent la chimiothérapie, les rayonnements et le tamoxifen.

Environ sept utilisatrices sur dix (69,3%) prennent de fortes doses, définies comme étant plus élevées que la dose contenue dans un complexe multivitaminé. Les femmes qui prennent de fortes doses d’antioxydants pendant leur traitement étaient plus susceptibles de prendre du tamoxifen et d’avoir des habitudes de consommation de fruits et légumes, de produits aux plantes importantes et de s’engager dans des pratiques de méditation.

“Étant donné l’utilisation populaire des suppléments d’antioxydants pendant un traitement contre le cancer du sein, souvent à hautes doses et en conjonction avec d’autres thérapies complémentaires, des recherches futures devraient se concentrer sur les effets d’une supplémentation en antioxydants sur les résultats des cancers du sein, sur la récurrence des cancers et le taux d’espérance de vie” disent les auteurs.

épice antioxydante

L’épice antioxydante la plus efficace de vos placards. Nous parlons d’une super épice qu’est le Curcuma – un puissant antioxydant aux avantages surprenants pour la santé.

Par Ebeling Catherine – RN, BSN et Mike Geary, spécialiste en nutrition certifié
Co-auteurs du tout nouveau programme de La Cuisine Brûleuse de Graisses

Vous savez peut-être déjà d’après mes dernières newsletters que la cannelle est l’un des antioxydants les plus puissants que vous pourriez trouver dans ce monde lorsque l’açai, les baies de goji, les bleuets et le vin rouge sont les seules sources antioxydantes qui obtiennent les plus grandes faveurs de la presse.

Cependant, avez-vous déjà mangé de curry? Cette couleur jaune du curry est attribuée à une épice appelée le curcuma qui est l’un des antioxydants les plus puissants que vous pouvez consommer avec des prestations de santé étonnantes.

Le curcuma est utilisé en Inde depuis des milliers d’années comme colorant, une épice pour les plats, mais aussi dans la médecine traditionnelle ayurvédique indienne. Le curcuma est certainement une des épices les plus puissantes brûleuse de graisse au monde avec les qualités de guérison de tous les aliments ou épices. C’est un puissant antioxydant, anti-inflammatoire et une substance anti-bactérienne.

Qu’est-ce que le curcuma?

Le curcuma pousse comme un arbuste, en Inde et dans les régions tropicales d’Asie. Les racines sont broyées pour faire le curcuma. Son ingrédient actif est une substance appelée curcumine qui est jaune vif. Cette épice jaune vif a des propriétés médicinales mais c’est aussi un ajout de couleur et de goût piquant sur de nombreux plats délicieux.

La médecine ayurvédique a utilisé cette épice comme nettoyant pour le corps, une aide à la digestion, et dans les traitements contre les fièvres, infections, problèmes de foie, de vésicule biliaire et d’arthrite. Elle peut même aider à brûler les graisses mais elle est également très efficace comme moyen de prévention pour les maladies cardiaques et la maladie d’Alzheimer.

La quantité importante d’antioxydants est très efficace contre les radicaux libres qui contribuent au vieillissement prématuré, aux maladies et au cancer. De nombreux praticiens de médecine naturelle recommandent le curcuma lorsqu’un puissant antioxydant est nécessaire.

Une aide à la digestion et à la combustion des graisses

Le curcuma aide à digérer les graisses en stimulant le flux de la bile dans la vésicule biliaire et est donc très efficace comme aide à la digestion et la combustion des graisses. Les études montrent aussi qu’il est très efficace pour réduire l’inflammation du syndrome du côlon irritable, contre la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn.

Pour le cœur, il contient une forte substance anti-plaquettaires qui permet d’éviter la coagulation du sang trop facilement, et par conséquent très efficace contre les attaques cardiaques et cérébrales. En outre, l’homocystéine, un composant chimique dans le corps, qui est un des prédicteurs primaires de crise cardiaque est significativement abaissé en présence de curcumine.

La curcumine dans le curcuma a également été démontré comme abaissant et réduisant l’oxydation de la plaque sur les parois des artères.

Comme anti-inflammatoire, il a été utilisé efficacement comme traitement pour tous les types d’arthrose, de polyarthrite rhumatoïde, et les douleurs articulaires.

Le curcuma et la réduction des risques de cancer

Le curcuma est également une arme puissante contre les cellules cancéreuses. Des études montrent que cette super épice peut effectivement prévenir les tumeurs cancéreuses de se développer, mais également celles qui ont déjà le cancer. Le curcuma ralentit la croissance et la propagation du cancer. Dans une étude effectuée sur des souris injectées avec des cellules cancéreuses, la curcumine dans le curcuma a été prouvé plus de deux fois plus efficace que le paclitaxel (Taxol), un médicament contre le cancer.

La curcumine est aussi très efficace lorsqu’elle est combinée avec la quercétine antioxydante (trouvé dans les oignons rouges, les pommes et les cerises) contre les polypes précancéreux dans le côlon. Des études montrent que les polypes ont été réduits de 60% et la taille moyenne des polypes existants a été réduite de 50%.

Le curcuma et la maladie d’Alzheimer

L’une des nouvelles études des plus passionnantes a montré la valeur du curcuma contre la maladie d’Alzheimer. Les études sur la population indienne qui a une consommation élevée de curcuma dans leurs plats au curry, montre une très faible incidence de la maladie d’Alzheimer et de démence chez les personnes âgées.

Les victimes d’Alzheimer ont une accumulation d’un certain type de plaques dans le cerveau et le curcuma est très efficace pour briser cette plaque et protège la santé du cerveau.

Les façons d’inclure le curcuma dans votre alimentation:

Une manière d’obtenir des concentrations élevées de curcumine est d’utiliser l’épice curcuma dans certaines de vos cuissons et de vos recettes.

Le curry contient du curcuma, il est habituellement une combinaison de plusieurs épices, mais vous ne pouvez pas obtenir autant de curcuma comme vous le pourriez avec du curcuma pur. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas également d’avantages avec le curry, même si c’est un mélange de plusieurs épices.

Essayez de faire preuve de créativité et d’essais en utilisant le curcuma et / ou le curry sur divers aliments afin que vous puissiez bénéficier autant que possible de cette puissante super épice…

Le curcuma est très jaune et peut tacher, soyez donc prudent lorsque vous l’utilisez. Cette épice ne doit pas être utilisée seulement pour les currys. Elle est délicieuse sur des pommes sautées, ou à la vapeur sur du chou-fleur, des haricots verts et des oignons, ou sur un de vos légumes préférés.

Essayez-la avec des légumes crucifères comme le chou-fleur ou les brocolis, ou avec du céleri, poivron, jicama ou radis. Le curcuma est aussi une super épice pour compléter des recettes qui contiennent des lentilles. Donnez aux vinaigrettes une teinte jaune orangé et un peu de saveur supplémentaire en y ajoutant un peu de poudre de curcuma.

Une fois que vous commencez à utiliser le curcuma sur une base régulière, il est amusant de trouver de nouvelles façons de l’utiliser dans des recettes santé. Ma façon préférée de l’utiliser est d’ajouter une dose raisonnable de celle-ci dans une salade aux oeufs. Elle ajoute une grande saveur et donne à la salade aux oeufs une délicieuse teinte jaune vif.

La meilleure façon d’utiliser le curcuma chaque jour et de maximiser vos avantages

Voyons les choses en face… nous savons que les épices comme la cannelle et le curcuma sont incroyablement bénéfiques pour la santé, mais il est difficile de se rappeler de les utiliser plus d’une ou deux fois par semaine dans vos recettes ou sur vos aliments typiques.

Donc ce que j’ai trouvé être la meilleure façon de vous assurer d’obtenir suffisamment de curcuma sur une base quotidienne est de prendre des capsules de curcuma.

Le curcuma peut être acheté sous forme de capsules dans un magasin d’aliments Bio, ou vous pouvez créer les vôtres si vous voulez acheter des capsules vides et les remplir par vous-même. Le meilleur curcuma est disponible en vrac dans les magasins d’aliments Bio et est généralement plus frais et plus piquant.

Il est important de vérifier auprès de votre médecin si vous êtes enceinte ou allaitant un enfant, il peut être un stimulant utérin. Si vous avez des calculs biliaires ou des obstructions biliaires ou une insuffisance cardiaque congestive, il est préférable d’éviter de l’utiliser. Consultez votre médecin si vous prenez des médicaments sous ordonnance, car les médicaments peuvent interagir avec le curcuma.

Le cancer et la maladie d’Alzheimer

Les antioxydants naturels puissants ont suscité beaucoup d’engouement. Ces nutriments protègent l’organisme de dommages dus aux « radicaux libres », des composés produits par les toxines de l’environnement et les mécanismes normaux de l’organisme.

Les radicaux libres peuvent endommager les cellules partout dans l’organisme. Nombreuses furent les déclarations au sujet des bienfaits des antioxydants sur votre santé, parmi lesquels une protection contre les maladies cardiaques, le cancer et la maladie d’Alzheimer. Les vitamines C et E, le bêta-carotène (vitamine A) et le sélénium sont des antioxydants sur lesquels on a effectué de nombreuses recherches.

Des études précoces ont prouvé que les personnes qui ont consommé beaucoup de fruits et de légumes – des aliments riches en antioxydants – sont moins susceptibles que les personnes qui ont évité ces aliments de développer les maladies en question. Par ailleurs, on a comparé des personnes prenant déjà des pilules d’antioxydants à d’autres n’ayant jamais eu recours à des suppléments. Cette fois encore, les antioxydants naturels ont semblé conférer une certaine protection. Mais l’ont-ils vraiment fait ? En regardant de plus près les résultats de ces recherches, il est probable que les personnes qui décident de manger des fruits et des légumes en grande quantité, ou encore de prendre des suppléments, font en fait plus attention à leur santé que celles qui ne font ni l’un ni l’autre. Cette réalité pourrait dès lors expliquer ces résultats impressionnants. De plus, les fruits et les légumes renferment bien plus de nutriments que les quelques antioxydants que nous connaissons.

Les meilleures études restent les « essais cliniques » au cours desquels on prescrit, au hasard, soit des antioxydants, soit un placebo (un médicament factice), à un grand nombre de participants. De cette façon, tout ce qui différencie les deux groupes de participants, c’est la prise, ou non, d’antioxydants, sans qu’ils le sachent eux-mêmes (ni, généralement, les chercheurs d’ailleurs). En fait, il s’avère que les derniers essais cliniques réalisés sur les suppléments de vitamines C, E et bêta-carotène n’ont pas révélé que ces derniers protégeaient des maladies du cœur ni du cancer. Dans plusieurs études, les fumeurs du groupe ayant pris les pilules de bêta-carotène couraient un plus fort risque de cancer des poumons que les fumeurs ayant pris le placebo. Des chercheurs ont mené une méta-analyse (étude de recherche qui rassemble les résultats des meilleures études) afin d’examiner les effets des suppléments d’antioxydants sur le risque de décès ; ils ont constaté que ces suppléments ne prévenaient pas le décès, que ce soit pour les personnes en bonne santé ou celles qui sont atteintes de maladies. En fait, les personnes prenant de la vitamine A, bêta-carotène, et de la vitamine E présentaient un risque de décès accru.

D’autres études examinent les antioxydants tels que la coenzyme Q10 pour la maladie de Parkinson ou encore des antioxydants traditionnels pour le traitement de l’arthrose. Elles n’ont toujours pas prouvé que les antioxydants puissent traiter ces affections. Cependant de nombreuses recherches sont toujours en cours pour tenter de régler cette question. Entretemps, nous devons reconnaître que maman avait raison : « les fruits et les légumes, c’est bon pour la santé ! », alors mangez-en !

Les anti oxydants jouent un rôle central dans le lien entre alimentation et cancers

Les antioxydants naturels sont des nutriments présents en grandes quantités dans de nombreux fruits et légumes, en particulier dans les fruits rouges, les carottes, les épinards et les tomates, mais aussi dans les céréales, le café et le thé.

Les antioxydants les plus répandus sont le ß-carotène (provitamines A), la vitamine C (acide ascorbique), la vitamine E (tocophérol), les polyphénols et le lycopène. Leur activité s’oppose à celle des radicaux libres, des substances chimiques produites dans les cellules vivantes qui endommagent l’ADN.
Tout comme un régime riche en fruits et légumes, une alimentation naturellement riche en antioxydants est associée à une diminution du risque de cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, de l’estomac et du poumon. En revanche, la consommation d’anti-oxydants sous la forme de compléments alimentaires présente plus de risques que de bénéfices : il est prouvé qu’elle ne réduit pas le risque de cancer et que la consommation de compléments alimentaires à base de bêta-carotène augmente significativement le risque de cancer du poumon chez les fumeurs.
Dans un objectif de prévention des cancers, il est donc recommandé d’avoir une alimentation riche en antioxydants, ce qui va de pair avec la consommation quotidienne d’au moins cinq portions de fruits et légumes.
La consommation de compléments alimentaires contenant des anti-oxydants n’est, quant à elle, pas conseillée, sauf en cas de carence particulière. Elle sera alors encadrée par un médecin. En cas de cancer, la consommation de compléments alimentaires contenant des anti-oxydants est d’autant plus déconseillée qu’elle peut nuire à l’efficacité des traitements.

Cancer de la prostate: des antioxydants en prévention

Des chercheurs de l’Université Laval, à Québec, confirment que les antioxydants contribueraient à prévenir le cancer de la prostate, mais du même souffle, ils précisent que, dans certains cas, l’effet pourrait être inverse.

L’équipe de François Meyer, un chercheur attaché au Département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval, a analysé les résultats d’un essai clinique français mené durant 8 ans auprès de 5 141 sujets. Ceux-ci prenaient quotidiennement soit une capsule de placebo, soit une capsule renfermant les antioxydants suivants : 120 mg de vitamine C, 30 mg de vitamine E, 6 mg de bêta-carotène (provitamine A), 100 µg de sélénium et 20 mg de zinc1.

Les chercheurs voulaient vérifier si un apport en vitamines et en minéraux correspondant aux apports nutritionnels recommandés – comme c’était le cas dans cette étude – pouvait contribuer à prévenir le cancer de la prostate. Des résultats d’essais précédents indiquaient que le sélénium et la vitamine E, à doses plus élevées, avaient cet effet.

Ils ont observé que, dans l’étude française, les antioxydants avaient permis de réduire de 48 % l’incidence du cancer de la prostate chez la plupart des sujets.

Ils rapportent cependant que, chez les hommes dont le dosage sanguin de l’antigène prostatique spécifique (APS) était supérieur à 3 µg/l (3 microgrammes par litre de sang), le cocktail d’antioxydants avait eu l’effet inverse, c’est-à-dire qu’il avait légèrement fait augmenter l’incidence du cancer de la prostate.

Un dosage sanguin élevé de l’APS est associé au cancer de la prostate. On considère généralement que les hommes dont le taux d’APS dans le sang est supérieur à 3 µg/l sont à haut risque de contracter ce type de cancer.

Les antioxydants, même à faible dose, peuvent contribuer à prévenir le cancer de la prostate, concluent les chercheurs. Mais, François Meyer précise qu’il serait prudent de procéder à un dosage de l’APS sanguin avant de prendre des antioxydants en supplément.

ALIMENTS ANTI-CANCER

LES ALIMENTS ANTI-CANCER. Actuellement dans les journaux comme dans les médias, les aliments anti-cancer font la une. Afin de mieux comprendre ces aliments anti-cancer, je vais vous les expliquer en détail et vous pourrez alors faire de meilleurs choix et opter pour de nouvelles habitudes alimentaires.

On estime présentement que l’alimentation est responsable de plus du tiers des cancers, démontrant l’importance d’une alimentation saine pour réduire l’incidence de même que la progression du cancer. De nombreuses études fondamentales, cliniques et épidémiologiques, ont montré qu’une consommation accrue en fruits et légumes représente un facteur clé dans la réduction du risque de cancer. En effet, ces aliments anti-cancer contiennent une quantité importante de composés phytochimiques (substances chimiques naturelles présentes dans les plantes : enzymes, vitamines, minéraux, antioxydant) qui jouent un rôle crucial dans cet effet chimiopréventif.

Hippocrate le disait: que l’aliment soit ton médicament

Quels sont ces aliments anti-cancer?

Les fruits et des légumes crus biologiques : Les enzymes contenues dans les fruits et légumes crus agissent en tant que catalyseurs contre des centaines de milliers de réactions chimiques dans notre organisme. Elles sont essentielles pour la digestion et l’absorption des aliments, pour la transformation de la nourriture à l’intérieur des tissus organiques, ainsi que pour la production d’énergie au niveau cellulaire. L’absorption de fruits et de légumes quotidiennement préviennent les cancers de la bouche, du pharynx, de l’osophage, du poumon, de l’estomac, du sein, du côlon et du rectum.

Les petits fruits tels que les bleuets, framboises, mûres, fraises, cerises, pommes, prunes et raisins contiennent énormément d’antioxydants. Ceux-ci vont réagir avec les radicaux libres pour les rendre inoffensifs. Dans l’organisme, il y a un équilibre permanent entre l’une et l’autre de ces familles chimiques. Les antioxydants éliminent en permanence les radicaux libres en excès.

Ces petits fruits contribuent à entretenir le système immunitaire et la santé globale de l’individu.

Les agrumes : L’orange, Le pamplemousse, le citron et la mandarine. Ces agrumes démontrent une forte concentration en vitamine C, en polyphénols et en terpènes qui sont de puissants antioxydants.

Les crucifères : Le chou vert, chou rouge, brocoli, choux de Bruxelles et navet. À cause de leur concentration élevée en glucosinolates et leurs isothiocynates, ces légumes sont antifongiques et antibactériens. Le brocoli a été reconnu pour tuer littéralement les cellules cancéreuses.

Les alliacées : Ail, oignon, poireau, échalote et ciboulette. Ils contiennent de l’allicine, du thiosulfinate et des monosulfures. Ces composés sulfurés agissent comme hypoglycémiant, hypotenseur, anticoagulant, détoxifiant de métaux lourds, antimicrobien et modulateur immunitaire. Ils sont surtout antifongiques et antibactériens.

Les tomates : Elles contiennent d’énorme quantité de lycopène qui est le pigment qui donne à la tomate sa belle couleur rouge. Ce sont de puissants anti-oxydants qui s’attaquent aux radicaux libres. Le lycopène est présent dans l’enveloppe cellulaire de la tomate. Quand on la chauffe, on brise les parois de la cellule et le lycopène est libéré. Si on veut que le lycopène protège contre des maladies chroniques comme le cancer ou autres, il doit être bien absorbé dans le corps. C’est pourquoi les produits dérivés de la tomate sont meilleurs : non pas qu’ils contiennent plus de lycopène mais celui-ci est plus facilement assimilé par le corps. On retrouve un peu de lycopène dans d’autres fruits, comme le pamplemousse rose, ou la pastèque; mais c’est la tomate qui sort grande gagnante. La tomate est particulièrement excellente contre le cancer de la prostate.

Le soya : Idéal contre les cancers du sein et de la prostate grâce à ses isoflavones qui semblent protéger le corps contre des désordres hormonaux. Ils ont aussi des effets antioxydants contre les radicaux libres.

Le curcuma : Au cours des dernières décennies, on a isolé dans les rhizomes du curcuma des substances auxquelles on a donné le nom de curcuminoïdes (la curcumine constitue environ 90 % de ces composés). Il s’agit d’antioxydants très puissants, ce qui pourrait expliquer un certain nombre des indications médicinales traditionnelles de cette plante, notamment pour le traitement de divers troubles inflammatoires : soulagement des douleurs arthritiques, rhumatismales ou menstruelles, traitement de diverses inflammations cutanées ou ophtalmologiques, etc. La curcumine pourrait possiblement freiner la croissance des tumeurs cancéreuses en inhibant la production de cytokines (molécules à l’origine du processus inflammatoire).

Le thé vert : Il contient des catéchines et des polyphénols qui sont de merveilleux antioxydants. C’est le cas notamment du thé vert Sencha, Gyokuro, Matcha et le thé chinois Pilo Chun Empereur.

Le cacao : Grâce aux flavonoÏdes contenus dans le cacao, ils réduisent la coagulation et augmentent la ” fluidité ” du sang. Mais ce n’est pas tout. Les flavonoïdes du cacao se comportent aussi comme des antioxydants. A ce titre, ils limitent l’oxydation des lipides sanguins et contribuent à lutter contre le développement de la plaque d’athérome dans nos artères à condition toutefois de consommer du chocolat le plus noir possible c’est-à-dire 80%.

En conclusion

Pour mettre toutes vos chances de votre côté, éviter l’obésité en faisant de l’exercice, éviter les aliments sucrés, les produits laitiers et le blé. Privilégier les grains entiers comme le riz brun, quinoa, millet, etc. Restreindre la consommation de viande rouge et éviter les charcuteries qui sont réputées être responsables de la plupart des cancers du côlon, et opter pour le poisson, poulet, tofu et les légumineuses. Éviter la consommation d’alcool, qui cause des dommages au foie. Manger beaucoup de fruits et de légumes, plus crus que cuits et consommer que des huiles de première pression à froid et non chauffées. Et n’oubliez pas, un bon mode de vie vous épargnera bien des soucis!

antioxydants et cancer du pancréas

Des antioxydants pourraient protéger du cancer du pancréas. Une consommation plus élevée d’antioxydants pourrait empêcher l’apparition du cancer du pancréas.

Les compléments alimentaires antioxydants n’auraient pas les mêmes effets préventifs.
L’étude EPIC-Norfolk a suivi plus de 23 000 personnes dès 1993 dans le but d’observer le lien entre l’alimentation et le mode de vie et l’apparition de certaines maladies. Entre 1993 et 2010, 86 personnes ont développé un cancer du pancréas.

En comparant les apports alimentaires en nutriments (vitamines, minéraux, antioxydants) dans le groupe frappé par ce cancer et dans un échantillon de plus de 4000 personnes en bonne santé les chercheurs ont constaté que ceux qui avaient les apports les plus élevés en sélénium, vitamine C et vitamine E ont eu 67% de risque en moins de développer un cancer du pancréas.

Ces résultats sont intéressants car le cancer du pancréas est de très mauvais pronostic Dans cette étude les personnes ont survécu en moyenne 6 mois après le diagnostic, ce qui est très faible. On se souvient que c’est ce cancer qui avait emporté Steve Jobs, même si sa mort aurait peut-être pu être évitée.

Quant à la consommation de compléments alimentaires antioxydants pour se protéger du cancer du pancréas, les chercheurs déclarent : “D’autres études qui ont utilisé des compléments alimentaires antioxydants n’ont pas montré de résultats si positifs. Cela pourrait s’expliquer parce que les nutriments présents dans l’alimentation se comportent différemment de ceux présents dans des compléments alimentaires. Si un lien de cause à effet est confirmé par d’autres études épidémiologiques alors des changements alimentaires pourraient bien prévenir le cancer du pancréas.”

Antioxydants et cancers

Véritables antidotes des radicaux libres, les antioxydants suscitent un engouement indéniable. De nombreuses études fondamentales confirment chaque jour leur implication majeure dans un grand nombre de pathologies, mais la discordance des études cliniques peut conduire à une certaine déception et une réelle ambiguïté. C’est particulièrement vrai pour la prise en charge du stress oxydatif au cours des cancers.

Par le Dr Michel Brack, spécialiste du stress oxydatif

Aujourd’hui, il est admis que les formes réactives de l’oxygène, les radicaux libres, interviennent dans la pathogenèse de nombreux cancers. En effet, les radicaux libres en excès, non maîtrisés par des défenses antioxydantes insuffisantes, créent des mutations et des cassures des brins d’ADN en oxydant certaines bases, initiant ainsi la cancérogenèse. Mais leurs effets mettent en jeu des mécanismes plus complexes, en inhibant ou, au contraire, en stimulant l’expression de gènes impliqués dans la régulation, la prolifération ou la différenciation cellulaire ou encore de l’apoptose, ou mort cellulaire programmée, celle qui permet aux toutes premières cellules cancéreuses de s’autodétruire.

Antioxydants et prévention

De nombreuses études (dont SUVIMAX) ont montré l’intérêt des antioxydants dans la prévention de nombreux cancers. Il est par ailleurs reconnu de façon unanime qu’une alimentation riche en fruits et légumes est une étape préliminaire incontournable de cette prévention.

Les choses se compliquent lorsqu’il s’agit de proposer des stratégies antioxydantes au cours des cancers et, plus précisément, au cours des traitements par radio- et chimiothérapies dans le but de «traiter» leurs conséquences oxydatives.

A fortes concentrations, les radicaux libres peuvent induire l’apoptose des cellules cancéreuses (leur mort programmée), et constituent donc un moyen de détruire les cellules tumorales.

Les traitements par radiothérapie, tout comme de nombreuses molécules utilisées dans les chimiothérapies, reposent essentiellement sur l’induction d’une surproduction de radicaux libres dans les cellules tumorales. Ce mécanisme serait responsable, du moins en partie, de l’efficacité de ces traitements.

On comprendra donc aisément que tout antioxydant peut potentiellement s’opposer à l’action de ces traitements et limiter leur efficacité. Cependant, l’une des principales limitations de ces molécules découle de leur toxicité sur les cellules normales. De nombreux protocoles thérapeutiques conduisent à des lésions parfois irréversibles.

Toxicité de certaines molécules anticancéreuses

Certaines molécules anticancéreuses présentent en effet une toxicité particulière pour certains organes. Les anthracyclines ont un effet toxique sur le cœur, lié à la production de radicaux libres qui oxydent les structures lipidiques de la cellule et des mitochondries. D’autres ont une toxicité pulmonaire en rapport avec une fibrose irréversible, liée elle aussi à la libération de radicaux libres.

Il peut donc apparaître légitime d’essayer de s’opposer, ou du moins de limiter, cette toxicité «pro-oxydante». La difficulté est de limiter les effets toxiques sans nuire à l’efficacité des traitements.

De nombreux antioxydants ont été proposés pour diminuer les effets secondaires des traitements des cancers, comme la N-acétyl-cystéine ou le coenzyme Q10 qui a montré un intérêt dans la prévention de la cardiotoxicité de l’anthracycline. Plus récemment, de nombreuses équipes se sont intéressées à la SOD (super oxyde dismutase) et, plus spécifiquement, à des composés chimiques mimant l’activité de la SOD.

Pas d’antioxydants à l’aveugle

De nombreux composés ont été testés. Certains ont une activité mimant uniquement celle de la SOD, mais les plus intéressants sont ceux qui possèdent également une activité «catalase» et de la glutathion réductase, deux enzymes clés dans la détoxification et la protection antioxydante de la cellule.

Des études très récentes montrent qu’un traitement par la N-acétyl-cystéine, précurseur du glutathion, induit une augmentation de la prolifération des cellules tumorales, alors que certains mimétiques de la SOD et de la glutathion réductase la réduisent. Ces résultats confirment, d’une part, l’extraordinaire complexité du sujet et, de l’autre, que toute supplémentation antioxydante «à l’aveugle» dans le cadre des cancers et de leurs traitements est à proscrire.

Les molécules citées ci-dessus sont encore à l’étude et doivent faire l’objet d’études cliniques sérieuses qui pourraient en faire, demain, les premiers médicaments antioxydants prescrits. Mais, quoi qu’il en soit, les supplémentations antioxydantes à retenir doivent s’assurer, au minimum, de ne pas induire une augmentation et la glutathion peroxydase (GPX), mais, au contraire, de stimuler la réductase du glutathion.

Pour le premier, on sera d’autant plus prudent avec le sélénium dont on sait qu’il stimule la GPX. Pour le second, on insistera sur l’importance de son cofacteur, la vitamine B2 ou riboflavine utilisée dans de nombreuses études d’intervention. Cela impose toujours un suivi biologique rigoureux des marqueurs du stress oxydatif, en sachant que le taux des enzymes antioxydantes comme la SOD et les peroxydases et réductases du glutathion ne sont pas des marqueurs fiables du stress oxydatif.

La prudence est de mise

Si les choses sont plus simples en prévention, on n’oubliera pas que des études ont montré que certains antioxydants à doses élevées, comme le bêta-carotène, augmentaient le risque de cancers.

Les antioxydants ont, sans aucun doute, un intérêt certain dans la prévention des cancers comme de nombreuses maladies dégénératives. Leur utilisation dans le but de circonscrire les effets pro-oxydants délétères des radio- et chimiothérapies des cancers doit, cependant, être très prudente dans l’état actuel de nos connaissances. De telles stratégies ne peuvent être pensées que dans un environnement médicalisé et dirigées par un rationnel biologique sérieux.

Il apparaît légitime, en revanche, de prendre en charge le stress oxydatif de tout patient ayant subi un traitement de radio- et/ou de chimiothérapie, à distance des cures, en respectant les quelques règles dictées par les travaux dont nous disposons et en s’appuyant sur un diagnostic biologique préalable du stress oxydatif.

Cancer et antioxydants

L’étude française SU.VI.MAX [19], [20] (= Suppléments en Vitamines et Minéraux AntioXydants) est une étude épidémiologique longitudinale débutée en 1994 avec un essai contrôlé (essai randomisé en double aveugle) ayant testé pendant huit années sur 13 000 adultes âgés de 35 à 60 ans et présumés sains, l’impact d’un apport quotidien d’antioxydants à doses nutritionnelles, accessibles par l’alimentation (bêtacarotène : 6 mg, vitamine C : 120 mg, vitamine E : 30 mg, sélénium : 100 μg et zinc : 20 mg), sur l’incidence des cardiopathies ischémiques, des cancers, de la mortalité.

Résultats

Diminution de 31 % du risque de cancers (tous sites confondus) chez les hommes ayant reçu les antioxydants, à doses nutritionnelles ; pas d’effet chez les femmes.
Diminution de 37 % du risque de décès chez les hommes ayant reçu les antioxydants, à doses nutritionnelles ; pas d’effet chez les femmes.
L’étude SU.VI.MAX démontre qu’un apport adéquat de vitamines et minéraux antioxydants peut réduire l’incidence des cancers et la mortalité dans une population d’hommes. Chez les femmes dont le statut initial en antioxydants (notamment en bêta-carotène et vitamine C) est meilleur que celui des hommes, l’effet de l’intervention ne se traduit pas par un effet décelable. Aucun effet n’est retrouvé pour les maladies cardio-vasculaires dans les deux sexes.

L’efficacité obtenue dans l’étude SU.VI.MAX avec les nutriments utilisés est vraisemblablement en dessous de l’efficacité qui peut être attendue lorsque les mêmes nutriments sont consommés dans leur environnement au sein des aliments, notamment les fruits et légumes (dans lesquels on retrouve également beaucoup d’autres nutriments à vocation protectrice comme les fibres, les vitamines du groupe B ou d’autres substances antioxydantes, tels que les polyphénols).

EPIC

L’étude prospective européenne sur le cancer et la nutrition (Etude EPIC : 137 001 hommes dans 8 pays européens) a étudié en particulier l’association entre les concentrations plasmatiques de 7 caroténoïdes, rétinol, alpha tocophérol, gamma tocophérol, et le risque de cancer de la prostate. Aucune association entre les concentrations plasmatiques de caroténoïdes, rétinol ou tocophérols et le risque de cancer de la prostate n’a pu être mise en évidence.

VITAMINE C

Concernant le rôle spécifique de la vitamine C, plusieurs études épidémiologiques ont permis de constater qu’une consommation élevée de fruits et de légumes est associée à un risque moindre de développer un cancer, mais ces aliments ne contiennent pas seulement de la vitamine C. Des données sont en faveur du rôle de la vitamine C dans la prévention de certains cancers par inhibition de la génération de N Nitrosamines.

BETACAROTENE

Diverses études épidémiologiques et cliniques indiquent que le béta-carotène offrirait une certaine protection contre le cancer du poumon.

Cependant, au cours d’un essai portant sur 22 000 médecins, la prise durant 12 ans d’un placebo ou d’un supplément de 50 mg de béta-carotène tous les deux jours n’a pas eu d’effet sur l’incidence de ce cancer.

En 1996, les résultats d’une étude finlandaise portant sur 29 000 fumeurs ont révélé que la supplémentation en béta-carotène, à raison de 20 mg par jour, avait fait augmenter légèrement le risque de cancer du poumon.

POUR LES JUS DE FRUITS ET LEGUMES

Chez les patients survivant à un cancer du larynx, un mode alimentaire associant la consommation de jus d’orange, de légumes, d’agrumes et d’huile d’olive, entraîne une augmentation de la survie de 36 % à 10 ans.

La consommation de lycopène sous forme de jus de tomate, sauce tomate, tomates et pizza est associée à un risque relatif de survenue de cancer de la prostate égal à 0,65 (réduction du risque de 35 %) dans une étude prospective auprès de 50 000 hommes durant 6 ans.

D’un point de vue expérimental, plusieurs études ont été menées. Chez des volontaires sains, une supplémentation en jus de tomate, jus de carottes et épinards, entraînant un apport accru en caroténoïdes (lycopène, béta carotène, alpha carotène) a permis d’obtenir une réduction d’anomalies sur l’ADN lymphocytaire, le jus de carottes entraînant une diminution des lésions oxydatives sur l’ADN.

Enfin, plusieurs études ont montré que les jus de fruits (orange…) et les jus de légumes (carottes…) inhibent la formation d’acides N Nitrosoaminés (N nitrosoproline, N nitrosamines) dans l’estomac, dont on sait qu’ils sont de puissants cancérogènes.